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EASP – European Association of Social Psychology

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11.11.2015, by Kai Sassenberg in publication

Special Issue: RECENT DEVELOPMENTS IN DEHUMANIZATION RESEARCH and books on DE L'IDENTITÉ NATIONALISTE and L’HUMANITÉ ÉCORCHÉE - HUMANITÉ ET INFRAHUMANISATION

Special Issue: Recent developments in dehumanization research (2014).

TPM – Testing, Psychometrics, Methodology in Applied Psychology, 21, No 3.
Guest Editors: Dora Capozza and Chiara Volpato

  • 239 EDITORIAL
  • 241 BASTIAN, B., & CRIMSTON, D.
    Self-dehumanization
  • 251 WAYTZ, A., & SCHROEDER, J.
    Overlooking others: Dehumanization by comission and omission
  • 267 HODSON, G., KTEILY, N., & HOFFARTH, M.
    Of filthy pigs and subhuman mongrels: Dehumanization, disgust, and intergroup prejudice
  • 285 LI, M., LEIDNER, B., & CASTANO, E.
    Toward a comprehensive taxonomy of dehumanization: Integrating two senses of humanness, mind perception theory, and stereotype content model
  • 301 WILDE, V. K., MARTIN, K. D., & GOFF, P. A.
    Dehumanization as a distinct form of prejudice
  • 309 LOUGHNAN, S., & PACILLI, M. G.
    Seeing (and treating) others as sexual objects: Toward a more complete mapping of sexual objectification
  • 327 BALDISSARRI, C., ANDRIGHETTO, L., & VOLPATO, C.
    When work does not ennoble man: Psychological consequences of working objectification
  • 341 LEYENS, J.-PH., CORTES, B. P., COLLANGE, J., & DE RENESSE, E.
    Humanizing outgroups does not lead to stress but to Schadenfreude
  • 349 CAPOZZA, D., FALVO, R., DI BERNARDO, G. A., VEZZALI, L., & VISINTIN, E. P.
    Intergroup contact as a strategy to improve humanness attributions: A review of studies


DE L'IDENTITÉ NATIONALISTE

N. Kervyn, J-Ph. Leyens, & M. Dechamps
Editeur: Lemieux Editeur (15 septembre 2015), Collection: LEMIEUX EDITEUR
Langue: Français
ISBN-10: 2373440334, ISBN-13: 978-2373440331

Le dérapage identitaire expliqué par la psychologie sociale

Que peuvent nous dire des psychologues sociaux belges sur l’identité de la France? «Romanciers, journalistes, philosophes, sociologues, historiens, géographes, essayistes se sont déjà préoccupés de l’identité nationale française. Paradoxalement, les psychologues, et notamment les psychologues sociaux, sont restés cois. L'« identité »est pourtant un des concepts le plus fréquemment utilisés dans notre spécialité, qui étudie les relations entre groupes.»

Or ce sentiment d’appartenance à une nation peut être vécu de différentes façons. Depuis 2007, l’expression «identité nationale» a repris toute sa vigueur dans les débats publics et les passions françaises, jusqu’à s’endurcir et devenir chez certains intellectuels, publicistes et politiques français, un hymne à l’identité nationaliste.

Ce livre a pour objectif de montrer la différence entre l’identité nationale et l’identité nationaliste, comment cette dernière mène au racisme et à un cercle vicieux de tensions sociales et explore les pistes qui permettraient d'en sortir, pour un mieux-vivre ensemble.

Table des matières
Chapitre 1. L’identité sociale.
Chapitre 2. L’identité nationale et le patriotisme.
Chapitre 3. Le nationalisme. Nous face aux autres
Chapitre 4. Ces menaces qui nourrissent l’identité nationaliste
Chapitre 5. Racismes
Chapitre 6. Les différentes façons de « vivre ensemble »
Chapitre 7. Le contact peut-il aider?
Conclusions

L’HUMANITÉ ÉCORCHÉE - HUMANITÉ ET INFRAHUMANISATION

Leyens, J-Ph.
Editeur: PUG (15 octobre 2015)
Collection: PENSEE ET PERSP
Langue: Français
ISBN-10: 2706124288, ISBN-13: 978-2706124280

Pour une fois, la grise Belgique se montrait ensoleillée et tout le monde était aux terrasses, moi y compris. Je demandai à un ami quels étaient selon lui les attributs typiquement humains. Je posai la même question à plusieurs tables, et, éberlué par les réponses, je demandai aux étudiants de mon premier cours de l’après-midi d’établir une liste avec, par ordre d’importance, les caractéristiques typiquement humaines. Comme je me rendais ensuite à Tenerife, nous avons posé la même question aux étudiants de l’université de La Laguna. Partout, les réponses étaient identiques : l’intelligence ou un synonyme venait en premier lieu ; suivaient les sentiments (admiration, mépris …) et le langage. Si les émotions (joie, tristesse …) au sens basique étaient citées, c’était rare et en fin de liste.
Les études qui ont suivi se sont révélées consistantes. L’infrahumanisation a montré que l’on accordait davantage de sentiments positifs et négatifs à son groupe qu’à beaucoup d’autres. Les émotions, elles, ne distinguaient pas les groupes. De manière plus générale, on peut dire que les caractéristiques uniquement humaines sont associées au groupe d’appartenance. Ce n’est pas le cas des émotions qui sont partagées avec les animaux.
Pour la première fois, un déni d’humanité était démontré dans un contexte autre que les génocides et conflits armés. L’infrahumanisation, qui oppose l’humain à l’animal, a même pu être vérifiée en l’absence de tout conflit. Dès les premières recherches, un intérêt international s’est développé qui a enrichi la théorie et la recherche des conséquences ou fonctions du phénomène. Le livre résume ces progrès de manière lisible pour les non psychologues sociaux. Son but est d’interpeler tous ceux qui se préoccupent d’humanité. Ils apprendront que la volonté de différencier son groupe des autres entités conduit souvent à écorner l’humanité d’autrui.

Table des matières
Chapitre 1. L’être humain est par essence social
Chapitre 2. Groupes dominants et dominés
Chapitre 3. Nous et eux
Chapitre 4. Plus humains que vous
Chapitre 5. Compléments théoriques
Chapitre 6. L’infrahumanisation
Chapitre 7. A quoi sert l’infrahumanisation?
Chapitre 8. La déshumanisation
Chapitre 9. Le retour-final-de l’humanité
En guise de conclusion